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Auteur Fil de discussion: Discours à l'ONU sur l'environnement stfr (Severn Cullis-Suzuki)  (Lu 10923 fois)
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Pierre
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Pierre LASSALLE

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« le: 06 Juillet 2008 - 14:34:54 »


Oratrice : Severn Cullis-Suzuki
Severn est la fille de David Suzuki. Elle s’adresse à des délégués lors d’une conférence des Nations Unies, au Brésil en 1992.
En 1992, Severn était âgée de 12 ans. La vidéo est en anglais avec un sous-titrage en français.
ECO : Organisation Environnementale des Enfants
Date : 3-14 juin 1992

Salut.
Je suis Severn SUSUKI et je représente l'E.C.O
L'organisation des Enfants en défense de l'Environnement.

Nous sommes un groupe d'enfants canadiens, de l'âge de 12 à 13 ans essayant de faire des efforts,
Vanessa SUTTIE, Morgan GEISLER, Michelle QUIGG et moi.

Nous avons réunis tout l'argent pour venir par nous-mêmes pour faire 5000 miles afin de vous montrer que vous devez changer votre façon de faire.

En venant ici aujourd'hui, je n'ai pas besoin de déguiser mon objectif.

Je me bats pour futur.

Perdre mon futur n'est pas pareil que de perdre des élections... ou quelques points de la Bourse.

Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir.
Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés de partout dans le monde, dont les cris ne sont pas entendus.
Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent parce qu'ils n'ont pas d'autre endroit où aller

J'ai peur d'aller au soleil dehors maintenant à cause du trou dans la couche d'ozone
J'ai peur de respirer l'air car je ne sais pas quelle substance chimique il contient

J'avais l'habitude d'aller pêcher à Vancouver, mon lieu de naissance, avec mon père, il y a juste quelques années en arrière jusqu'à ce qu'on trouve un poisson atteint du cancer

Et désormais nous entendons parler d'animaux et de plantes qui s'éteignent tous les jours, perdus à jamais.

Dans ma vie, j'ai rêvé de voir de grands troupeaux sauvages, des jungles, des forêts tropicales pleines d'oiseaux et de papillons.
Mais aujourd'hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir.

Vous préoccupiez-vous de ces choses lorsque vous aviez mon âge ?
Toutes ces choses passent devant nos yeux et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant et je n'ai pas toutes les solutions mais j'aimerais que vous réalisiez que vous non plus !

Vous ne savez pas comment réparer la couche d'ozone
Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées
Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints
et vous ne pouvez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant dans les déserts

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça,
S'il vous plaît, arrêtez la casse !

Ici, il y a des délégués, des gouvernements, des businessmen, des PDG, des journalistes et des politiciens mais réellement, vous êtes pères et mères, frères et soeurs, oncles et tantes et vous êtes TOUS certainement des enfants.

Je suis seulement un enfant
Pourtant je sais que nous faisons tous partie d'une famille forte de 5 milliards de personnes, en fait 30 millions d'espèces... et les gouvernements ne changeront jamais cela.

Je suis seulement un enfant et pourtant je sais que le problème nous concerne tous, et nous devrions agir comme un seul monde vers un seul but.

Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle
Et malgré ma peur, je n'ai pas peur de changer le monde comme je le sens.

Dans mon pays, nous faisons tant de gaspillage, achetant et jetant, achetant et jetant et pourtant les pays du Nord ne partagent pas.
Même quand nous avons plus que suffisamment, nous avons peur de partager,
nous avons peur de perdre un petit peu de notre richesse.

Au Canada, nous menons une vie privilégiée avec de la nourriture, de l'eau et un abri.
Nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs et des télés.

Il y a deux jours, ici au Brésil, nous avons été choqués en passant du temps avec les enfants qui habitent dans la rue.

Voici ce qu'un de ces enfants nous a dit :
J'aimerai être riche et si je l'étais, je donnerai à tous ces enfants de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l'amour et de l'affection.

Si un enfant dans la rue qui n'a rien est partant pour partager, pourquoi nous qui avons tout sommes si avares ?

Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il est un enfant de mon âge et que ça fait une immense différence où on naît, que je pourrai être un de ces enfants vivant dans les favelas de Rio
Je pourrai être un enfant mourant de faim en Somalie ou victime de la guerre au Moyen-Orient ou un mendiant en Inde

Je suis seulement un enfant, pourtant je sais... que si tout l'argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d'environnement, à en finir avec la pauvreté,
Quel endroit merveilleux cette Terre serait !

A l'école, même dans un jardin d'enfant, on apprend comment se comporter dans le monde, vous nous apprenez à ne pas nous battre entre nous, à travailler dur, à respecter les autres, à faire son lit, à ne pas blesser d'autres créatures, à partager sans avarice.

Alors, pourquoi sortez-vous et faites-vous les choses que vous nous dites de ne pas faire ? !

N'oubliez pas pourquoi vous assistez à ces conférences, pour qui vous le faites.

Nous sommes vos propres enfants.

Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir.

Les parents doivent être capables de consoler leurs enfants en disant :
"Tout ira bien"
"Ce n'est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons"

Mais je ne pense pas que vous pouvez encore nous dire ça.

Sommes-nous seulement dans vos listes de priorités ?

Mon père disait :
"tu es ce que tu fais pas ce que tu dis"

Bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit.

Vous continuez à nous dire que vous nous aimez
Mais je vous mets au défi, s'il vous plaît,
Faites que vos actions reflètent vos mots

Merci

Severn Cullis-Suzuki

Podcast


Elle a eu le cran:

    * d'avoir récolté avec des amis de son âge l'argent nécessaire pour se rendre depuis le Canada jusqu'au sommet de l'ONU au Brésil
    * de faire face à ces hauts placés sans trembler ni bafouiller, d'une voix claire et déterminée.
    * de dénoncer tout haut ce que beaucoup pensent tout bas et taisent, clamant que cela ne servira à rien.

Elle continue en agissant...

Biographie

Étudiante de 20 ans, elle a travaillé activement pour l'environnement depuis l'école maternelle.
Elle a travaillé avec des peuples indigènes en Colombie Britannique, en Asie du Sud-Est et en Amazonie pour protéger les forêts menacées par la déforestation.
Adoptée dans le Clan Raven de la Nation Haida, elle a reçu le nom de Killthgula Gaayaa, Bonne Oratrice.
Elle a Fondé l'Organisation Environnementale des Enfants (ECO), un petit groupe qui a recueilli des fonds pour participer au Sommet de Rio en 1992, "pour agir comme une conscience face aux décideurs".
Prenant la parole dans de nombreux lieux : le Forum Global, le Parlement de la Terre, la Session Plénière du Sommet de la Terre, elle intervient régulièrement dans des écoles, des sociétés, des conférences et des réunions internationales sur la nécessité de changer nos valeurs, d'écouter les enfants et d'agir comme si leur avenir était important.
De même, en tant qu'invitée et présentatrice de télévision, elle a participé à un grand nombre de programmes au Canada, aux États-Unis et en Grande Bretagne.
Elle a écrit de nombreux articles sur des thèmes environnementaux et a publié un livre.
Elle a reçu le Prix Global 500 en 1993 (attribué chaque année par le Programme des Nations unies pour l'environnement).

Severn Cullis-Suzuki a été diplômée de l'Université de Yale en 2002 d'une maîtrise en écologie et biologie évolutionnaire.
Elle a ensuite voyagé pendant 2 ans.
Severn a présenté plusieurs émissions de télévision dont le Suzuki's Nature Quest, un programme destiné aux enfants et diffusé sur la chaîne Discovery Channel en 2002.

Au printemps 2002, Severn Cullis-Suzuki a participé au lancement d'un Think tank nommé "The Skyfish Project".
Elle a été membre du Conseil consultatif de Kofi Annan lors du Sommet de la Terre de Johannesburg en août 2002.
A cette occasion, les membres du Skyfish Project ont lancé le projet d'engagement "Reconnaissance de responsabilité".
Ce groupe s'est dissout en 2006 quand elle a repris des études à l'Université de Victoria en ethno-botanique.

Severn a participé à plusieurs luttes sociales et écologiques au cours de sa vie et elle encourage ardemment les jeunes à s'exprimer sur leur avenir.
Elle réalise présentement une maîtrise en ethnoécologie qui tisse des liens entre les éléments auxquels elle a été exposée toute sa vie : la nature, les croyances traditionnelles, la science, les tendances sociétales et la politique sur la côte Nord-Ouest.
Elle croit fermement que sa quête de compréhension traditionnelle et scientifique l'aidera à promouvoir la culture de la diversité, de la viabilité et de la joie.

Elle est une activiste écologique, conférencière et présentatrice de télévision. Elle a maintenant 29 ans (en 2008).

Des liens pour en savoir plus
http://en.wikipedia.org/wiki/Severn_Cullis-Suzuki
http://www.collectionscanada.gc.ca/droits-et-libertes/023021-1300-f.html
http://www.davidsuzuki.org/
http://www.saskrce.ca/conference2008/?q=node/14
http://video.yahoo.com/watch/44216/1534095
http://www.douglas-mcintyre.com/author/605

Podcast


EN VERT ET AVEC TOUS
Enfant de la balle, Severn Cullis-Suzuki reprend le flambeau de son père. S'agit-il seulement d'un feu de paille organique?

Texte: GUY SADDY

Extrait de :
http://www.enroutemag.com/f/archives/juin03/archives01b.html

D'un mouvement souple, Severn Cullis-Suzuki saute sur l'énorme pièce de bois de grève. La grume est longue et son écorce, usée par les éléments, révèle une étrange loupe. "Cette bûche est là d'aussi loin que je me souvienne", affirme-t-elle. Cette permanence est rassurante et ancrée dans le passé. Mais d'ici à la plage de Kits, à quelques pas de la résidence de son célèbre père, David Suzuki, Severn Cullis-Suzuki voit les choses changer. Les gratte-ciel de Vancouver découpent au loin leurs immeubles de verre émeraude en contrepoint avec la chaîne côtière. Ici, la nature se frotte au progrès, comme si deux plaques tectoniques se déplaçaient imperceptiblement au-dessous de nous.

La demoiselle est jolie, mais sa beauté n'est pas aussi frappante que sur les photographies que j'ai vues d'elle. Sa démarche est plus athlétique que gracieuse. Mais aujourd'hui, vêtue sans prétention d'un jean et d'une chemise de suède et avec ses cheveux rassemblés en une courte queue de cheval, Severn Cullis-Suzuki cadre bien avec son environnement. "Ces rochers?" souligne-t-elle en désignant un bizarre assemblage de pierres. "Ils ne sont pas du tout à leur place." Elle a raison. Jetés au milieu du grès naturel de la côte afin d'aider à contenir l'érosion, les énormes rochers gris jurent autant avec ce qui les entoure qu'un jambon dans un restaurant végétarien.

Severn Cullis-Suzuki, environnementaliste, reporte son attention sur l'horizon. "Cette ville a tellement changé en quatre ans", remarque-t-elle, les yeux fixés sur le paysage ou, peut-être, sur l'avenir.

Fraîchement émoulue de Yale, elle n'a que 23 ans. Elle a obtenu un diplôme de premier cycle en écologie et en biologie de l'évolution, et son curriculum vitæ est presque trop beau pour être vrai: prix du Programme des Nations Unies pour l'environnement (reçu à l'âge de 13 ans); conférencière depuis déjà une décennie; participation à divers forums des Nations Unies; contribution à la rédaction de la Charte de la Terre (plan de santé environnementale produit par un comité présidé par Mikhaïl Gorbatchev); articles pour la revue Time; introduction au temple de la renommée de Vanity Fair.

Mais c'est un événement en particulier qui l'a propulsée dans la sphère publique. En 1992, âgée de 12 ans seulement, elle livre au premier Sommet de la Terre à Rio de Janeiro un discours simple mais passionné devant une salle remplie de décideurs et de dignitaires du monde entier. "Je ne suis qu'une enfant", plaide-t-elle avant de terminer 360 secondes plus tard sous un tonnerre d'applaudissements. L'abordant par la suite, Al Gore lui dit qu'elle a livré le meilleur discours qu'il ait entendu à Rio.

Six minutes ont suffi à transformer la petite fille de David Suzuki en une puissante personnalité médiatique. Plus que toute autre chose, c'est ce discours qui fera de Severn Cullis-Suzuki la nouvelle tête d'affiche du mouvement écologiste. Ce bond vers l'avant, elle semble prête à le faire. Peut-être.

À 8 h 45, au Surrey Arts Centre, en banlieue de Vancouver, Severn Cullis-Suzuki sort des coulisses et se rend lentement, presque timidement, au micro. "Pensez-vous qu'on pourrait éclairer un peu la salle?" demande-t-elle. Après avoir adressé quelques remarques préliminaires à son auditoire de fonctionnaires réunis à l'occasion d'un forum annuel du personnel, elle entre dans le vif du sujet. Elle parle de son séjour chez les Kayapos, une tribu isolée de l'Amazonie. Elle parle de l'importance de manger des aliments produits localement et du fait qu'il faut souvent traiter les problèmes environnementaux comme des préoccupations sociales. Elle soulève la question du "rétrécissement intellectuel" de la culture mondiale, résultat inexorable de l'abandon de sociétés entières au mastodonte du développement: on y a même perdu des langues complètes, souligne-t-elle. Sa main frappe le podium et le micro amplifie le choc. "Désolée! dit-elle en riant. Je m'emporte un peu."

Son discours passe aussi bien qu'un bon dessert. Chose certaine, elle a un talent naturel pour parler en public; elle est à l'aise et son exposé est fluide. Je découvrirai plus tard qu'elle a élaboré ce discours à partir d'exposés antérieurs. Mais cela aussi, c'est un signe de professionnalisme.

Bien sûr, on ne s'attend à rien de moins de la part de la fille aînée du principal environnementaliste canadien et de l'activiste et éducatrice Tara Cullis. Malgré cette filiation, pourtant, le nom de Severn Cullis-Suzuki n'était guère connu jusqu'à tout récemment et son quart d'heure de gloire semblait chose du passé. Pourtant, depuis quelques mois, elle s'impose en véritable coqueluche.

Cette notoriété provient en partie du regain d'attention dont elle a fait l'objet en septembre dernier à l'occasion du 10e anniversaire du Sommet de la Terre, à Johannesburg. "La fille de Rio, 10 ans plus tard": c'est ainsi que la plupart des médias ont relaté l'événement, auquel un épisode de la série télévisée The Nature of Things (animée par son père depuis des années à la CBC) a été consacré. Mais dans leur précipitation à peindre l'image la plus flatteuse possible de Severn, les médias en auraient-ils trop mis? Cette jeune écologiste précoce a-t-elle vraiment de l'influence? Ou, comme aurait pu le demander Gertrude Stein, y a-t-il vraiment quelque chose là-dessous?

"C'est une activiste importante", affirme Elizabeth May, directrice du Sierra Club du Canada (et amie de la famille Suzuki), l'une des deux autres Canadiens à avoir participé à l'élaboration de la Charte de la Terre. La présence de Severn à ces discussions n'était pas qu'un geste symbolique pour reconnaître l'importance de la jeunesse. "J'ai été très impressionnée de la voir défendre les thèses qu'elle avançait et soutenir son point de vue au cours de réunions présidées par Mikhaïl Gorbatchev, et d'entendre d'anciens premiers ministres et présidents répondre: "Vous avez raison, Severn, ce serait une meilleure formulation.""

Le fantôme de Rio plane toujours, cependant. "Il faut tout le temps que j'y pense", remarque Cullis-Suzuki en grignotant son sandwich au poulet dans un café bruyant de Kitsilano. "Par exemple, quand je suis invitée à prendre la parole, je sais que les gens veulent le "discours de Rio", n'est-ce pas? Mais je ne vais pas le refaire, parce que c'était une situation unique. Enfin, on ne peut pas, comme ça, se laisser porter par le même discours pendant 10 ou 11 ans."

Se libérer du joug de Rio est une chose, mais sortir de l'ombre de David Suzuki en est une autre. Sur un point en tout cas, elle fait preuve d'une grande vigilance: aucun de ses projets, qu'il s'agisse de la tournée de sensibilisation en vélo à travers le Canada en 2000 ou de la série de conférences qu'elle a prononcées récemment au Japon, n'a été financé par la Fondation David Suzuki. Peu de gens semblent contester sa crédibilité juste parce qu'elle est "la fille de l'autre". "J'ai toujours pensé que les médias m'accuseraient de me laisser porter par la popularité de mon père. Mais il en a rarement été question", affirme-t-elle.

Quant aux différences entre elle et son père, elles sont subtiles mais significatives. "Jusqu'à présent, je parle en tant que jeune; je suis donc beaucoup plus optimiste que mon père. Je veux travailler avec les gens. Je veux suivre de près les mouvements à partir de la base. À mon avis, c'est là que se trouve le véritable pouvoir."

"Elle a une aptitude étonnante à communiquer de l'information scientifique sur l'environnement, ce qui, bien sûr, est tout à fait de famille, renchérit Elizabeth May. Mais à bien des égards, Severn est meilleure oratrice que David parce que son message est plus porteur d'espoir. Elle voit le pouvoir de l'individu, et elle est capable de faire passer ce message."

Instinctivement, Cullis-Suzuki reconnaît que la culpabilité n'est pas un très bon motivateur et que les prophéties apocalyptiques ont davantage contribué à éloigner des gens du mouvement écologique qu'à les en rapprocher. Comme beaucoup d'autres de ses collègues militantes "généralistes", elle insère les préoccupations environnementales dans un cadre mondial d'ensemble. La pauvreté, les déplacements de populations, le développement et l'environnement sont tous interreliés; ils forment une matrice de problèmes qu'on ne peut pas résoudre individuellement, et certainement pas en vase clos.

Pourtant, en écoutant son discours à Surrey, j'ai trouvé son optimisme presque simpliste. Rebranchez-vous avec la Terre en explorant la nature. Demandez-vous d'où viennent vos aliments. Rien de bien révolutionnaire. Son message serait-il trop réducteur? "Bien sûr, les concepts dont je parle sont plutôt fondamentaux, reconnaît-elle, mais je pense que les idées "simples" sont très puissantes."

Cullis-Suzuki et son père ont en commun une aisance à briller sous les feux de la rampe. On ne peut surestimer l'impact de ce don. "Des gens comme Severn et son père sont utiles en ce qu'ils donnent une première impulsion au type d'engagement et de militantisme qui est absolument essentiel pour faire évoluer les choses", explique Suzanne Hawkes, d'IMPACS, une firme de communications de Vancouver spécialisée dans l'aide aux organismes sans but lucratif.

Pour faire mousser encore plus la cause, Severn et son conjoint Jeff Topham ont lancé le projet Skyfish, un forum pour la jeunesse qui touche une foule de sujets, du développement durable en milieu urbain à l'efficacité des petits changements. On trouve sur leur site Web La Reconnaissance de la responsabilité, un manifeste personnel mis au point par Severn avec d'autres étudiants de Yale pour servir de guide à la réduction de notre empreinte personnelle sur l'environnement. Une déclaration simple mais efficace.

Même si Cullis-Suzuki représente le modèle de la jeune militante écologiste, elle est aussi une jeune femme qui veut vivre sa vie. Elle a voyagé au Népal avec sa mère pendant une bonne partie du printemps; cet été, elle est guide de rafting dans le nord de la Colombie-Britanique. Pour ce qui est de l'avenir, elle rêve de partager son temps entre le milieu urbain et les territoires sauvages. Il ne s'agit pas de choisir l'un ou l'autre; c'est plutôt une question d'équilibre. Elle admet n'avoir pas fini de démêler cet écheveau.

Du haut de son morceau de bois, l'avenir doit lui paraître aussi lumineux que cette journée nuageuse peut sembler lugubre. Le vent se lève quelque peu. Severn Cullis-Suzuki saute de la bûche massive. Mais en contournant l'extrémité ouverte de la pièce de bois, elle remarque quelque chose à l'intérieur.

Une douzaine de coquilles de palourdes ont été placées soigneusement à l'intérieur de la grume au coeur ouvert par la décomposition. Peintes à la main et comprenant un extraordinaire éventail de couleurs, elles pourraient servir de métaphore: le monde naturel, transformé puis envahi à nouveau.

Cullis-Suzuki voit les choses différemment. Elle s'émerveille: "Il a fallu que quelqu'un se donne beaucoup de mal pour faire ça." Le tas de coquilles fait office d'offrande; un objet naturel a été embelli par la main humaine.

C'est une leçon, un présage, une indication. Quand on est jeune et pas du tout blasé, ces coquillages peints peuvent devenir tout ce qu'on souhaite qu'ils soient.
   
« Dernière édition: 06 Juillet 2008 - 17:37:40 par Pierre » Journalisée

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Bibliographie : Biosynergie, Un chemin de creativite
Patrice LAURENT, Editions de Verlaque

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